Jarou invite

 

Aldemar Ibrahimovic...

le peintre des Balkans

20 - 25 mai 2015

Nîmes

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Aldemar, un ami qui vient des Balkans, professeur d’arts plastiques à l’Université des Beaux-Arts de Novi Pazar (Serbie). Il a déjà exposé en Bretagne, à Nice ou encore à Paris (Cité Internationale des Arts où il représentait la Serbie et le Montenegro), mais également à Vienne, Zagreb, Innsbruck, Novi Sad, Moscou...

 

Ses oeuvres seront visibles, outre lors du vernissage le 20, jusqu’au 25 mai de 17h à 19h ainsi que sur rendez-vous au 06 48 36 54 52

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La critique d’ Iva Korbel :

 

 

La critique a jusqu’a présent considéré l’oeuvre d’Aldemar Ibrahimovic comme caractérisant un paysage lyrique, une peinture exceptionnellement et activement très colorée, dans laquelle l’artiste revient toujours avec des motifs de paysages monténégrins, mais également avec des motifs urbains et des éléments iconographiques particuliers .

Dans la tradition du réalisme poétique et l’intimité de la couleur, Aldemar établit des connexions stylistiques et poétiques complexes identiques à la peinture moderne et

figurative française du premier quart du 20ème siècle, mais aussi avec l’iconographie de la ville qui apparait pour la première fois comme un motif dominant dans la peinture allemande du nouveau réalisme de la fin du vingtième siècle.

Ibrahimovic s’inscrit dans le cercle de la tradition de notre réalisme moderne et coloriste : les motifs de la ville blessée et de la vie arrêtée apparaissent en 1950 dans le cycle d’Edo Murtic de Zadar, qui montre de façon émouvante la discontinuité de l’espace urbain et du temps, de la ville ravagée et dévastée par la guerre. Cependant Edo Murtic et Ibrahimovic par leurs transferts des codes de couleurs s’apparentent à un grand nom du paysage coloriste moderne : Petar Dobrovic.

Si Murtic, a assisté à un atelier du maître Dobrovic à Belgrade de 1940 à 1941 , Ibrahimovic en a par contre hérité par un colorisme de seconde main, que l’on retrouve en particulier dans les paysages.

Ce paysage parfois blessé, traumatisé et urbain fragmenté chez Ibahimovic, témoigne et résulte d’une grande fracture psychologique et émotionnelle à savoir notamment la nécessité de quitter la patrie, le pays dévasté par la guerre et de partir dans le monde lointain pour y gagner sa vie.

Ibrahimovic construit l’image dans de nombreux plans, coupés et assemblés comme les coulisses d’un théâtre, qui rappellent le rétablissement de souvenirs après un grand choc et le stress dans lequel la continuité de la mémoire personnelle, culturelle et historique a été interrompue, avec des gens qui ressemblent de plus en plus à des poupées, des marionnettes et des ombres. Ces fantômes, n’ont aucun pouvoir d’agir sur le présent et l’avenir.

Même si dans ses peintures frémit souvent le sentiment du temps et de l’espace perdu et arrêté, le paysage urbain d’Ibrahimovic est en même temps profondément nostalgique, mélancolique même mais sans laisser percevoir de versant dépressif.

Dans les peintures plus récentes apparaissent de plus en plus les tons jaunes et les tons de mauve-violet profond, les nuances de bleu et vert qui signalent une sorte de traitement métaphorique par la couleur, avec une tendance croissante vers la formulation des plans et des fragments de l’image dans la tradition de l’abstraction lyrique.

A l’évidence peintre profondément contemplatif et émotionnel, au parcours enrichi des influences stylistiques modernistes, Aldemar est aujourd’hui un peintre devenu reconnaissable et reconnu par et dans la poésie originale de sa peinture. 

Aldemar à Nîmes 17 - 24 juin 2018

Galerie "Atelier du 11 "

 
 
Equipe d'accrochage
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