L'ENCLOS PAROISSIAL IMAGINAIRE DU VIVIER-SUR-MER

(Ille et Vilaine)

                                 C'est dans l'obscurité éternelle de la grotte que se dissimulent les messages codifiés des                                  croyances, des pensées, de la mythologie de  nos grands ancêtres.

 

                                 C'est au Vivier-sur-Mer, dans la Baie du Mont-Saint-Michel, en pleine lumière que se                                        révèle l'oeuvre du temps sur un habitat improbable. Ici, la construction n'est pas faite                                        pour durer,  mais son architecture a su émouvoir (cf Le Corbusier) le photographe                                              amateur parti à la rencontre d'occupants tout aussi improbables.

 

 

«L'observation de vulgaires fers à béton fichés dans l'estran par les ostréiculteurs et aujourd'hui destinés à la décharge publique, révèle la naissance inattendue de formes et de figures, générées par la matière brute avec la complicité de la mer, du vent et des organismes vivants locataires de la grève. Ici, pas de désagrégation pratique et progressive telle qu'on peut la constater sur les calvaires, mais émergence spontanée d'images, indiscutablement pensées et construites, à partir de... rien, et sans volonté artistique préalable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le photographe s'est attaché à dilater, en deux dimensions et en noir et blanc, des métamorphoses lentes, subtiles et changeantes, perceptibles seulement sous certains angles, sous certains éclairages.

Les photographies présentées suggèrent d'abord le petit univers intime et serré d'un cimetière paroissial, où se bousculent des croix dressées au fil des générations successives, les plus récentes culbutant insolemment les monuments fatigués des ancêtres: la mort n'a pas désamorcé les vieux instincts de compétition sociale !

Au-dessus de cette mêlée s'élèvent de hautes silhouettes hiératiques.

L'oeil les identifie immédiatement : c'est la croix du Christ, flanquée des fûts où seront ou sont suspendus les deux larrons; les longs poteaux de supplice du calvaire de Pencran, en pays de Léon, ont le même élancement tragique..."

 

Extrait de l'Avant-propos de Marc Déceneux, docteur en histoire de l'art, ouvrage  "L'enclos paroissial imaginaire du Vivier-sur-Mer",  photographie Jacques Rouquette.

 

Voir également sur le site 2visu

 

ainsi que le site Membrane
 

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